Ce texte constitue une entrée du Dialectic-tionnaire — Dictionnaire dialectique de l’aliénation.
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L’intelligence, c’est la faculté d’adaptation [Intelligence is the ability to adapt to change] — Si une telle définition de l’intelligence ne recoupe pas (encore?) celle que l’on trouve dans (tous) les dictionnaires, elle n’en est pas moins opérante pour autant. Elle qui infuse, se diffuse dans l’espace social, répétée ad nauseam.
Intelligence = adaptation, mais à quoi ? Pour saisir au mieux la question, il est nécessaire d’appréhender cette acception de la définition de l’intelligence comme le pendant intellectuel du ou de la bon·ne vivant·e telle qu’explorée précédemment.
À savoir qu’il ne s’agit pas tant de mener son existence ne vue d’accéder à quelque bonne vie, mais de s’aligner sur les plaisirs valorisés au sein de cette organisation sociale, d’en accepter les formes telles qu’elles s’y imposent. L’intelligence, quant à elle, ne recoupe plus tant la capacité de comprendre, de saisir par la pensée, mais de s’adapter aux exigences de l’organisation sociale — et ce en mobilisant ou non des facultés de compréhension. Voir à ce sujet le Leximatériel.
Un tel changement définitionnel en plus d’être récent, n’a bien évidemment rien d’anodin. Particulièrement au sein d’une organisation sociale où les individus ne représentent en somme que des variables d’ajustement. Eux qui sont sommés de se plier à un cadre continuellement mouvant, dont les règles ne cessent d’être reconfigurées. En apparence du moins, car la seule règle sur laquelle repose tout cet attelage, elle, n’est jamais transgressée, voire pas même légèrement remise ne cause ; et c’est bien sûr celle de l’accroissement de l’extraction de la .
Nous avons vu avec l’entrée on n’a rien sans rien l’émergence de contraintes artificielles qui ayant progressivement succédé à des contraintes naturelles. Ces contraintes artificielles dont la nécessité s’impose au sein de l’organisation sociale marchande permettent de justifier l’optimisation, toujours plus accrue, de l’extraction de la survaleur. Dans ce contexte, la faculté d’adaptation fait office de qualité suprême. Quoi de plus logique dès lors que l’intelligence recoupe cette notion cardinale, devenue nécessité pour simplement survivre — au sein de cette organisation sociale. L’intelligence-adaptation est la forme subjective produite par, ce que nous avons appelé ailleurs, la valeur-contrainte.
Qu’importe les domaines, les pratiques, les tâches requises, ; une telle définition de l’intelligence se prête à peu près n’importe quoi. L’intelligence devient alors la capacité subjective à survivre dans la variabilité des contraintes — et plus particulièrement marchandes. La plasticité sémantique d’une telle définition étant comparable à celle du concept de « travail ». Voir à ce sujet le Leximatériel.
Du capitaliste qui sait s’adapter aux tendances toujours renouvelées du marché investissant là où ça rapporte, au sportif qui s’adapte aux compétences toujours renouvelées inhérentes à la compétition — sportive, en passant par n’importe quel travailleur (salarié ou non) qui sait s’adapter aux exigences du travail — bien souvent contradictoires.
Tout ce qui, en somme, se trouve subsumé par la logique marchande de cette organisation sociale spécifique qu’est le capitalisme, transformant les activité en cette abstraction qu’est le travail.
La logique du travail abstrait requiert cette unité de mesure qu’est le temps abstrait [voir l’entrée le temps, c’est de l’argent] pour aplatir différentes activités qui n’ont aucun lien entre elles. Définir l’intelligence comme adaptation recoupe une réalité sociale, vécue par toutes et tous, celle de l’adaptation permanente qu’exige l’abstraction travail. À la manière du temps abstrait, ce sceau de l’adaptabilité permet d’égaliser les différentes activités — qu’il s’agisse de pétrir son pain, de taper dans un ballon, d’enseigner ou de soigner ; le mot-clé est l’adaptation.
Cette redéfinition de l’intelligence comme adaptation ne touche pas seulement au présent, elle reconfigure la manière même dont est appréhendé le passé. Cela est particulièrement perceptible dans les analyses des œuvres d’art au cours des dernières années. Les œuvres se trouvent ainsi souvent appréhendées selon leur capacité non seulement à décrypter, voire anticiper, le monde social, mais à le faire dans des formes compatibles avec celui-ci. La valeur des œuvres résiderait là, à cette faculté de dire le monde et de s’y rendre soluble.
On tiendra compte de la manière dont ils ont usé d’une langue spécifique [le volgare llustre pour Dante par exemple] contribuant à la démocratisation de ce qui deviendra la langue italienne moderne, on évoquera l’usage de supports spécifique dans le cas de Martin Luther lui ayant permis de populariser ses idées ou, pour citer un exemple plus récent, Orwell qui aurait su voir et comprendre le monde actuel et en rendre compte dans une forme accessible avec 1984 ou plus encore Animal farm.
Si de telles lectures sont louables, dans la mesure où elles entérinent la fin du sujet artiste opérant dans les nuées. Si, en effet, elles ancrent les analyses sur le terrain des conditions matérielles et sociales de productions des œuvres, elles ne portent pas pour autant le coup de grâce (aussi nécessaire que salutaire) à la fameuse figure du génie. Ce dernier est simplement déplacé sur un autre terrain, celui de l’adaptabilité et de l’adaptation. C’est simplement un pas de côté qui est opéré ici, le génie est simplement celui (ou celle) qui a compris son époque pour savoir en tirer un profit maximum — tant du point de la forme que du contenu.
Bien plus, de telles analyses tendent à renforcer cette modalité du mythe du génie, puisqu’elles l’expliquent et le justifient ; regardez comment ces œuvres sont géniales ! dans la mesure où elles ont épousé les formes et les thèmes de leur époque, voire qu’elle les ont anticipé !
De telles gestes frôlant parfois le risque de lectures téléologiques dans la mesure où elles sont lues et interprétées à l’aune du futur…
Ainsi les hiérarchies artistiques, loin d’être remises en cause, se trouvent non pas simplement consolidées, mas justifiées et rationalisées… Autrement dit, l’adaptation (qu’elle soit réelle ou supposée) devient un critère de canonisation.
Le (ou la) génie devient donc celui qui a su s’adapter, et la persistance de son œuvre, le fait qu’elle soit encore (re)produite, consommée, qu’en somme elle continue de circuler ; là est la preuve de son génie…
Et cette manière d’appréhender la création comme adaptation, c’est Baudelaire la condense quand il loue — sarcastiquement ou non, là n’est pas la question — le poncif. Cet énoncé, prêt-à-penser, qui, pour devenir poncif doit circuler, par conséquent être pensé au moment même où il est forgé pour s’adapter au monde tel qu’il est — voir à ce sujet l’entrée : Créer un poncif, c’est le génie. Comme nous l’avons montré auparavant, le poncif est la forme linguistique parfaitement adaptée à son milieu social.
Dans cette configuration celui qui fait preuve d’intelligence est l’exact inverse de la figure du raté, celui qui n’a ni marqué l’histoire de son temps, ni l’Histoire tout court. Oublié. À regarder, lire ses œuvres — s’il en reste quelque trace — on y trouvera certainement quelque intérêt, un potentiel voire même des vérités.
Leximatériel « L’intelligence c’est la faculté d’adaptation »
L’expression l’intelligence c’est la faculté d’adaptation est généralement attribuée à André Gide — sans que l’on ne trouve trace d’une telle phrase dans les écrits de ce dernier. Quant à la version anglaise, Intelligence is the ability to adapt to change, on l’attribue à Stephen Hawking — bien qu’il ait été démontré qu’il n’en est pas l’auteur. Dans les deux cas, ces attributions fonctionnent avant tout comme des figures d’autorité, permettant de donner à l’expression un caractère irréfutable.
Comme nous le verrons, cette acception ne semble pas attestée avant le XIXᵉ siècle. Absente des dictionnaires, elle y fera son entrée dans la dernière édition du dictionnaire de l’académie française. L’intelligence y est définie, entre autres et par extension, comme l’« Aptitude à adapter son comportement à une situation nouvelle » [Dictionnaire de l’académie française, 2024]. Pourtant, si l’on remonte simplement à l’édition précédente de ce même dictionnaire, datant de 1935, cette acception de l’intelligence est absente.
A priori, rien ne relie ces deux concepts dans leur histoire lexicale. Intelligence est un emprunt au latin (attesté vers 1175) signifiant actions et/ou faculté de comprendre, entendement. En latin chrétien l’intelligence désigne également « bonne entente, commune accord » — sens encore opérant aujourd’hui par le biais de l’expression : vivre/travailler en bonne intelligence. Vient ensuite la dimension théologique attestée vers 1205 qui désigne l’« être spirituel, ange ».1
Adaptation, attesté à partir du milieu du XVeme siècle, le terme renvoie au fait non pas d’adapter quelque chose à une situation, mais désigne l’action d’adapter une chose au résultat de cette action. Le terme sera ensuite utilisé spécifiquement en rhétorique, pour évoquer l’action « de transformer une œuvre culturelle, pour changer sa destination » [voir, Centre national de ressources textuelles et lexicales, CNRTL].
C’est de ce sens que proviendra, à la fin du XIXe siècle mais surtout au début du XXeme, l’acception artistique du terme d’adaptation que nous connaissons aujourd’hui — adapter un roman en pièce de théâtre, en film, etc.
Les premières occurrences du lien entre intelligence et adaptation s’opèrent d’abord par le biais de la formule «adaptation intelligente». De telles occurrences ne font pas état d’une équivalence entre les deux termes, mais servent à qualifier et/ou à juger de telle ou telle adaptation.
Quant à l’autre acception, celle qui nous intéresse ici, à savoir l’adaptation comme : « processus d’ajustement à de nouvelles conditions », elle est un calque de l’anglais. Cette acception du terme semble faire son entrée en français avec la traduction, en 1862, de De l’origine de l’espèce de Charles Darwin —voir CNRTL.2
Malgré cela, l’une des premières occurrences découvertes liant explicitement l’intelligence à l’adaptation ne renvoie pas à cette conception (alors nouvelle) de l’adaptation. Dans le Grand dictionnaire universel du XIXe siècle, Pierre Larousse oppose l’instinct animal à l’intelligence (humaine) en définissant cette dernière comme « l’adaptation raisonnée des moyens à la fin ». Ici, l’adaptation ne désigne donc pas un ajustement à un environnement, mais l’organisation rationnelle de l’action en fonction d’un but. L’intelligence n’est pas une faculté d’adaptation au milieu : elle est la capacité de choisir et d’ordonner les moyens en vue d’une fin — ce qui recoupe rigoureusement la définition de l’adaptation telle qu’attestée au XVème siècle. Ainsi, les deux notions commencent à entrer en résonance.
L’occurrence suivante que nous avons trouvée consiste quant à elle en une mise en cause théologique des thèses de Charles Darwin par Jean-Frédéric Astié [1822-1894].
Les mots développement, sélection naturelle, survivance du plus apte, ne sont pas moins ambigus. Elle a beau être régulière et naturelle, la sélection implique toujours qu’il y a de l’intelligence quelque part. Plus elle est naturelle et en accord avec une loi constante, avec un plan, un système, plus la sélection implique d’intelligence. Que faut-il entendre par la victoire, la survivance du plus apte, dans le combat pour
l’existence ? Cela n’implique-t-il pas qu’il y a dans le monde des formes de vie, des types capables de survivre à la lutte pour l’existence, par suite de la perfection de leur forme, de leur délicatesse, de leur parfaite adaptation au milieu dans lequel ils sont placés ? La présence même de ces milieux et leur parfaite adaptation au type de vie organique, tout cela implique prévision, choix, plan, intelligence. Prétendrons-nous que cette adaptation ne saurait impliquer intelligence ? alors nous sommes obligés de soutenir qu’une action régulière dirigée systématiquement en vue d’obtenir certains buts, ainsi les phénomènes de la pensée et du langage chez l’homme, n’impliquent pas chez lui d’intelligence.
Jean-Frédéric Astié, « La théologie des réunions de l’alliance Évangélique », Revue de théologie et de philosophie, 1875.
La théorie de l’évolution de Darwin n’y est pas réfutée, mais se trouve réinscrite dans une perspective religieuse. Le terme intelligence est mobilisé dans son sens théologique. L’ajustement des formes de vie à leur milieu est présenté comme étant trop cohérent pour être le fruit du hasard. C’est par ce biais que l’adaptation des organismes est interprétée comme l’effet d’une intelligence divine. En somme, l’adaptation des organismes devient preuve et synonyme de l’intelligence divine.
Il est important de noter que cette interprétation de l’adaptation des êtres vivants à leur milieu comme découlant de l’intelligence d’un créateur pré-existe à la notion d’adaptation telle que développée chez Darwin. On trouve dès 1790 trace chez William Paley de l’idée selon laquelle l’ajustement des organismes à leur milieu témoigne d’un dessein intelligent relatif à Dieu. L’adaptation y est alors appréhendée non comme une évolution, mais dans une perspective fixiste du vivant, l’adaptation étant intrinsèquement reliée à l’œuvre de (l’intelligence) de Dieu. Darwin reprend le problème classique de l’ajustement des organismes à leur milieu, formulé notamment par William Paley, mais en en supprimant l’interprétation théologique — voir le CNRTL.
L’occurrence suivante que nous avons trouvée qui établit une équivalence explicite entre intelligence et adaptation est opérée dans le contexte d’une recherche anthropologique :
Partout où nous apercevons de l’adaptation à une fin, nous rapportons immédiatement une telle adaptation, ou la chose ainsi adaptée, à un dessein intelligent. Que cette attribution de l’adaptation à une intelligence soit ou purement intuitive ou le résultat d’une suite d’expériences, ce n’est pas ici la place de discuter cette question. Qu’il nous suffise de remarquer que partout où il se montre un fait d’adaptation, l’esprit humain en tire la conclusion immédiate, universelle et absolue, qu’il y a eu en jeu assez de prévoyance et d’habileté pour produire cette adaptation. Mais nous n’attribuons jamais à la nature physique une prévoyance et une habileté pareilles, ni un tel dessein intelligent. La nature fournit la pierre et le fer, mais la nature ne sait pas fabriquer un marteau, un couteau, une hache ou une lance.
M. Thompson, « Les ustensiles à l’âge de pierre considérés comme marquant une démarcation entre l’Homme et les animaux », Congrès international d’anthropologie et d’archéologie préhistorique, 1876.
Ici, c’est l’adaptation (humaine) qui devient preuve d’intelligence (humaine) et non l’inverse — comme vu plus haut avec Pierre Larousse. Et cette adaptation ne se résume pas simplement en un quelconque ajustement des moyens à un but, mais mobilise également un ajustement au milieu naturel, à la transformation de ce dernier en vue de s’y adapter. C’est un pas de plus qui se trouve alors franchi dans le lien qui s’établit entre l’adaptation et l’intelligence.
Pour autant, l’ensemble des occurrences explorées jusqu’ici ne font pas état d’une stricte équivalence entre intelligence et adaptation. Pour que cette dernière intervienne, sera nécessaire que l’adaptation soit appréhendée comme fin en soi, comme dessein non pas divin, mais propre aux sujets eux-mêmes. Et ce à quoi renvoie l’occurrence suivante :
« L’intelligence (…) est l’adaptation des relations externes ; or, les relations externes se multiplient, se compliquent, la lutte pour l’existence devient de plus en plus aiguë, d’où l’augmentation et l’excès des appels faits à l’activité nerveuse, et comme conséquence logique, les troubles nerveux présents ou éventuels. »
Collectif, Archives Internationales de neurologie, 1881.
Version originale :
So that, passing over it’s noumenal nature of which we know nothing, Life is definable as the continuous adjustment of internal relations to external relations. And when we so define it, we discover that the physical and the psychical life are equally comprehended by the definition. This which we call Intelligence, arises when the external relations to which the internal ones are adjusted become numerous, complex, and remote in time or space. Every advance in Intelligence essentially consists in the establishment of more varied, more complete, or more involved adjustments.
Herbert Spencer, First principles, 1864 ]1900]
Le passage est tiré (et quelque peu remanié) de First prinicples de Herbert Spencer. Ce dernier est essentiellement (re)connu pour être l’un des premiers à avoir appliqué les théories de Darwin sur les sociétés humains. Ce courant, communément qualifié de Darwinisme social — appellation que l’on doit à l’Anarchiste Émile Gautier3, a été contesté par Darwin lui-même. Il consiste en une conversion de lois naturelles sur une organisation sociale humaine, donc par définition ne relevant pas de lois naturelles — voir à ce sujet l’entrée On n’a rien sans rien, plus spécifiquement la distinction entre contraintes naturelles et contraintes artificielles.
Dans cette perspective Herbert Spencer définit d’abord la vie comme « une ajustement continuel des relations internes aux relations externes », à savoir que le prolongement d’une existence (quelle qu’elle soit, humain, animale, végétale) implique une telle adaptation. À partir de là, il en conclut que l’intelligence « surgit » lorsque ces ajustements continuels (des relations internes et externes) deviennent nombreux et complexes. Ainsi, de la même manière que les organismes vivants s’adaptent à leur environnement ; la pensée, les manières d’être, les personnalités doivent s’adapter pour survivre, et c’est là que résiderait la preuve de leur intelligence. La portée de la théorie du Darwinisme social porte donc sur un large spectre, à la fois biologique, psychologique et sociologique ; Spencer transforme l’adaptation en principe général du vivant et de la pensée.
Si les théories issues du darwinisme social ont été (et sont encore) contestées, il n’en demeure pas moins que la structuration d’une organisation sociale ayant pour centre de gravité la marchandise et le travail abstrait les a gravées dans le marbre. Dans mesure où la survie (dans et par le production de marchandise) dépend de la capacité à se reconfigurer continuellement, à adapter une activité qu’elle quelle soit pour devenir travail, l’adaptation devient dès lors la pierre angulaire de la (sur)vie. L’intelligence quant à elle, devient avant toute chose fonctionnelle ; elle doit servir un but, une fin. Ou comment, l’arbitraire d’une organisation sociale spécifique, se mue en généralité, naturalisée.
1 Alain Rey, « Intelligence », Dictionnaire historique de la langue française,
2 Et plus particulièrement la mise à jour de la notice étymologique de « Adaptation » opérée par le programme de recherche TLF-Étym
3 Auteur d’une brochure intitulée Le darwinisme social en 1880, consultable ici.
Ce matériau, on dira qu’il a été non adéquatement exploité ; que le format, la manière, les supports n’étaient pas adaptés, ni à l’époque au sein de laquelle l’œuvre a été produite, ni celle à venir. Cela bien évidemment ne touche pas seulement aux œuvres d’art, mais également même aux savoirs…
On dira de tel·le ou tel·le, ce·tte pauvre bougre·sse avait peut être raison ! Mais comme on dit : Rien ne sert d’avoir raison, si on a raison tout seul.
Il faut apprendre à avoir raison AVEC cette organisation sociale — quitte à ne plus avoir raison.
